Dossier de presse concernant la remise du titre de Juste parmi les Nations à la famille Peteux,
qui a caché et sauvé la famille de Maurice Konopnicki
Des décorations pour des héros de guerre
Alfred et Lambertine Peteux et leur fils Joseph ont été honorés, jeudi, pour leurs actes de bravoure et de générosité envers les Juifs, durant la Seconde Guerre mondiale. A titre posthume, c’est Monique, leur petite-fille, qui a reçu, à l’hôtel de ville, les marques de décoration des mains de Harry Kney-Tal, ambassadeur d’Israël.
« Quiconque sauve une vie sauve l’univers tout entier. » Tel est le proverbe hébreu inscrit sur le diplôme remis à Monique Peteux, lors de la cérémonie du Yad Vashem, récompensant les Justes ayant sauvé des vies juives.
En l’occurrence, il s’agissait de rappeler la mémoire de ses grands-parents, Alfred et Lambertine, véritables « héros de guerre » qui sauvèrent la famille Konopnicki des camps de concentration (voir notre édition de jeudi). L’ambassadeur d’Israël procédait à la remise de médaille et du témoignage de reconnaissance.
Se souvenir : une obligation morale
C’est aussi pour lui l’occasion de rappeler le sens de cet hommage : « Pour le peuple juif, le mot " zakhor", "souviens-toi", est plus qu’un simple mot, c’est une obligation morale, un précepte transmis de génération en génération », a-t-il souligné.
« Nous n’avons pas le droit d’oublier les tragédies qui ont marqué les peuples pendant la Seconde Guerre mondiale, et en particulier la Shoah qui a décimé le peuple juif. Mais nous n’oublions pas tous ceux qui sont venus à notre secours pour nous éviter les persécutions nazies, et nous voudrions d’ores et déjà rendre hommage à la population de Charleroi, qui s’est particulièrement distinguée, au cours de la Seconde Guerre mondiale, par son courage, son esprit de résistance et son abnégation. »
Exposition itinérante dédiée à Anne Frank
Le bourgmestre Jacques van Gompel a évoqué, quant à lui, l’exposition Anne Frank et la Shoah que la conservatrice en chef, Chantal Mangeot, avait montée au musée des Beaux-Arts en 1987. Exposition itinérante qui rencontre aujourd’hui et toujours, un vif succès auprès des institutions scolaires de tout pays.
Jean-Claude Hérin